eureusement la saison 1934/35, malgré une médiocre 9è place en championnat, va ramener la Coupe sur le Vieux-Port (victoire 3-0 contre Rennes) avec Raymond Durand déjà vainqueur en 1927. Après une bien pâle saison 1935/36 (6e en division 1, éliminé en 1/8 de Coupe) c'est la consécration avec la victoire en 1936/37. Ce fut le championnat le plus disputé de l'avant-guerre. L'OM qui n'occupait que la 8e place le 24 octobre apparut en tête le 1er mars pour ne plus être dépassé. À égalité de points (38) avec Sochaux, c'est le goal-average (nombre de buts marqués divisé par le nombre de buts encaissés) qui départagea les deux formations (1,769 contre 1,333).
Le renouvellement de l'équipe (seuls 3 joueurs de la finale 35 sont toujours présents) a réussi et il en précède un tout aussi important : l'abandon du stade de l'Huveaune pour le Vélodrome, tout fraîchement construit pour la Coupe du Monde 1938.
Les championnats 1937/38 et 1938/39 voient l'OM finir à chaque fois seconds et à chaque fois à 2 points des premiers (Sochaux puis Sète). La Coupe, quant à elle, continue de sourire à Marseille. Elle est de nouveau sur la Canebière en 1938 après la victoire sur Metz (2-1 après prolongations). L'Olympique de Marseille devient seul détenteur du record avec ce 5e succès.
La guerre va, bien entendu, bouleverser aussi le football et de 1939/40 à 1942/43 les notions de divisions sont abolies pour faire place à des championnats par Zone. Second la première année (dans un groupe de 5 équipes), l'OM gagnera l'édition suivante (9 clubs), puis finira 5e sur 9 et enfin 3e sur 16. En Coupe, défaite en finale 1940 après avoir mené 1-0 contre le RC Paris et malgré de vigoureuses protestations sur des hors-jeu présumés pour les 2 buts parisiens. Le vétéran de l'équipe marseillaise, le Hongrois Eisenhoffer, a 40 ans ! Il a disputé les Jeux Olympiques en ce même lieu en 1924 !
A l'occasion de la finale de 1943 contre Bordeaux, les dirigeants Olympiens déposent réclamation pour non-qualification en Coupe du girondin Nemeur. Le 17 mai, la commission donne Marseille gagnant, alors que la finale s'était terminée sur un score de parité (2-2). Coup de théâtre, le Colonel Pascot, en charge du sport français, décide qu'un match se gagne sur le terrain et fait rejouer la finale. L'OM l'emporte 4-0. Le même Colonel va décider de supprimer le professionnalisme de clubs et de créer des équipes dites " Fédérales " qui seront en quelque sorte des sélections avec les meilleurs joueurs d'une région. Pour équilibrer le tout, il affecte d'office quelques bons éléments aux équipes réputées plus faibles ! Voilà pour la théorie, dans les faits, " Marseille-Provence " c'est l'OM 42/43 plus 3 ou 4 " nouveaux ". Cette formule de championnat à 16 " sélections " aura beaucoup de mal à se terminer sur la victoire de Lens-Artois et n'aura pas de suite. En 1944/45, nouvelle réorganisation avec 2 groupes nationaux, Marseille termine 4e sur 12 dans le groupe Sud.
Enfin, la saison suivante, les divisions 1 et 2 sont rétablies. Les blancs finissent aux 9e et 6e places, avant de décrocher le titre en 47/48 grâce à une série finale de 9 matches sans défaite. Après avoir rejoint Lille à la première place le 11 avril, l'OM termine avec 1 point d'avance et 4 vétérans du titre 1937: Aznar, Bastien, Dard et Zatelli. Troisième la saison suivante, débute alors une très longue période sans beaucoup de relief. Même la Coupe n'aime plus les Phocéens. La preuve, après une finale perdue 1-2 contre Nice en 54, les Marseillais ne joueront, jusqu'en 1968, qu'un seul quart de finale (en 1962). La meilleure performance en championnat se limitera à une 5e place en 56. Pour la première fois, en fin de saison 58/59, c'est la relégation.
Le purgatoire durera 3 saisons avant de faire l'ascenseur la saison suivante. Le retour au sein de l'élite intervient en fin de saison 1965/66. Entre temps il y eut les débuts européens. Bien modestes à vrai dire. Engagés en Coupe des Villes de Foires (qui sera transformée en Coupe de l'UEFA des années plus tard), les Marseillais battent le 26 septembre 1962 l'Union Saint Gilloise (1-0, but de Sansonetti), club de la banlieue de Bruxelles. Le retour est moins heureux, défaite 2-4 et élimination.
Le renouvellement de l'équipe (seuls 3 joueurs de la finale 35 sont toujours présents) a réussi et il en précède un tout aussi important : l'abandon du stade de l'Huveaune pour le Vélodrome, tout fraîchement construit pour la Coupe du Monde 1938.
Les championnats 1937/38 et 1938/39 voient l'OM finir à chaque fois seconds et à chaque fois à 2 points des premiers (Sochaux puis Sète). La Coupe, quant à elle, continue de sourire à Marseille. Elle est de nouveau sur la Canebière en 1938 après la victoire sur Metz (2-1 après prolongations). L'Olympique de Marseille devient seul détenteur du record avec ce 5e succès.
La guerre va, bien entendu, bouleverser aussi le football et de 1939/40 à 1942/43 les notions de divisions sont abolies pour faire place à des championnats par Zone. Second la première année (dans un groupe de 5 équipes), l'OM gagnera l'édition suivante (9 clubs), puis finira 5e sur 9 et enfin 3e sur 16. En Coupe, défaite en finale 1940 après avoir mené 1-0 contre le RC Paris et malgré de vigoureuses protestations sur des hors-jeu présumés pour les 2 buts parisiens. Le vétéran de l'équipe marseillaise, le Hongrois Eisenhoffer, a 40 ans ! Il a disputé les Jeux Olympiques en ce même lieu en 1924 !
A l'occasion de la finale de 1943 contre Bordeaux, les dirigeants Olympiens déposent réclamation pour non-qualification en Coupe du girondin Nemeur. Le 17 mai, la commission donne Marseille gagnant, alors que la finale s'était terminée sur un score de parité (2-2). Coup de théâtre, le Colonel Pascot, en charge du sport français, décide qu'un match se gagne sur le terrain et fait rejouer la finale. L'OM l'emporte 4-0. Le même Colonel va décider de supprimer le professionnalisme de clubs et de créer des équipes dites " Fédérales " qui seront en quelque sorte des sélections avec les meilleurs joueurs d'une région. Pour équilibrer le tout, il affecte d'office quelques bons éléments aux équipes réputées plus faibles ! Voilà pour la théorie, dans les faits, " Marseille-Provence " c'est l'OM 42/43 plus 3 ou 4 " nouveaux ". Cette formule de championnat à 16 " sélections " aura beaucoup de mal à se terminer sur la victoire de Lens-Artois et n'aura pas de suite. En 1944/45, nouvelle réorganisation avec 2 groupes nationaux, Marseille termine 4e sur 12 dans le groupe Sud.
Enfin, la saison suivante, les divisions 1 et 2 sont rétablies. Les blancs finissent aux 9e et 6e places, avant de décrocher le titre en 47/48 grâce à une série finale de 9 matches sans défaite. Après avoir rejoint Lille à la première place le 11 avril, l'OM termine avec 1 point d'avance et 4 vétérans du titre 1937: Aznar, Bastien, Dard et Zatelli. Troisième la saison suivante, débute alors une très longue période sans beaucoup de relief. Même la Coupe n'aime plus les Phocéens. La preuve, après une finale perdue 1-2 contre Nice en 54, les Marseillais ne joueront, jusqu'en 1968, qu'un seul quart de finale (en 1962). La meilleure performance en championnat se limitera à une 5e place en 56. Pour la première fois, en fin de saison 58/59, c'est la relégation.
Le purgatoire durera 3 saisons avant de faire l'ascenseur la saison suivante. Le retour au sein de l'élite intervient en fin de saison 1965/66. Entre temps il y eut les débuts européens. Bien modestes à vrai dire. Engagés en Coupe des Villes de Foires (qui sera transformée en Coupe de l'UEFA des années plus tard), les Marseillais battent le 26 septembre 1962 l'Union Saint Gilloise (1-0, but de Sansonetti), club de la banlieue de Bruxelles. Le retour est moins heureux, défaite 2-4 et élimination.