legende om ( 1972 -89 ) magnusson

legende om ( 1972 -89 ) magnusson
L'année 72 voit une page importante se tourner avec le départ du président Leclerc pour, une fois de plus, d'épineuses questions financières. Le club retombe dans un relatif anonymat de 4 années en championnat. Une période qui s'achève heureusement par un nouveau triomphe en Coupe (1976) où l'Olympique de Marseille vint à bout de Lyon, 2-0. Personne n'image alors qu'il faudrait attendre dix ans avant de rejouer une finale. Peu à peu, le parcours des Phocéens en championnat devient médiocre. Au point d'en arriver à la relégation en division 2 au terme de la saison 1979/80.


La disparition pure et simple du club va même être un temps évoquée au mois d'avril 1981. Criblé de dettes c'est, pour une fois, grâce à un plan d'aide du Groupement des Clubs Pros (la Ligue d'alors) que l'OM termine la saison avec une équipe de jeunes, les fameux " minots " . Il faut dire que ces joueurs-là avaient été deux ans auparavant soit champion de France Cadets, soit Juniors (Coupe Gambardella). En 1984, après trois saisons moyennes à l'étage inférieur, c'est la remontée grâce au titre de champion du groupe A.


Les deux championnats suivants seront sans éclats (16e et 12e). Seul éclair, la finale de la Coupe 1986 (défaite 1-2 contre Bordeaux) entre deux événements qui conditionneront la suite de l'histoire des Olympiens. Tout d'abord l'arrivée de Bernard Tapie, puis celle de Jean-Pierre Papin. Près de huit années de folie vont suivre. Certains diront les plus belles jamais connues par l'Olympique de Marseille. La première saison (1986/87), le titre est dans la ligne de mire (perdu de 4 points) ainsi que la Coupe, également perdue au profit des Bordelais.
Pour l'anecdote, c'est la première fois dans l'histoire de la finale que deux années de suite, deux mêmes équipes se rencontrent. 1987/88 sera une année de transition (6è en championnat, éliminé en 1/32 de la Coupe par Bastia mais demi-finaliste en Coupe des Coupes), suivie d'un premier sommet avec le second doublé acquis en 1988/89.
En début de championnat, l'O.M. se cherche encore, et c'est l'entraîneur Gérard Banide qui en fait les frais au bout de deux matches infructueux. Son successeur Gérard Gili parvient à redresser la barre et à porter le club en première position à la 14e journée. La baisse de régime du P.S.G. profite à l'OM qui reprend la tête à la 31è journée puis se détache en battant son rival (1-0) grâce à un tir canon de Sauzée à la 90e minute de la 35e journée. En Coupe, Monaco est battu 4-3, avec un hat-trick de JPP. Il s'agit de la dixième victoire en finale, record français absolu.
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# Posté le vendredi 07 octobre 2005 13:48

om legende (1968-71 )

Après deux saisons ternes, l'OM renaît de ses cendres en gagnant la Coupe 2-0 contre Bordeaux en 1969. L'ouverture du score à la 82e est due à un dénommé….Papin ! Arrière girondin de son état et qui marque contre son camp en déviant un tir de Novi.
Deuxième en 1969/70, les Olympiens vont être champions en 71. Marseillais et Stéphanois sont au coude à coude à la fin des matches aller. Mais un grain de sable vint gripper la machine verte lors du sprint final: "l'affaire Carnus-Bosquier". Les deux internationaux stéphanois, en fin de contrat, ayant rendu public leur accord verbal avec l'OM, le président stéphanois Rocher les tint pour responsables de la défaite contre Bordeaux (31è journée) et résilia leur contrat. Grave faute psychologique, car les "verts", seuls leaders depuis la 25è journée, ne prirent que 8 points lors des 7 derniers matchs tandis que l'OM, qui avait connu un passage à vide en mars-avril, fit carton plein: 14 sur 14 et s'adjugea le titre.


Même bataille pour le titre de meilleur buteur : Josip Skoblar, l'aigle dalmate comme on le surnommait, marque 44 buts (meilleur buteur européen) et devance de 2 buts le Stéphanois Keita. En s'installant en tête dès la 4e journée pour n'en plus bouger, les Olympiens réalisent leur premier doublé la saison suivante, avec toujours Skoblar, meilleur buteur français, qui devance encore Keita. Ce dernier le rejoindra sous le maillot blanc l'année suivante. Le championnat se termine alors que l'OM a cinq longueurs d'avance sur son second (Nîmes) et qu'une victoire 2-1 contre Bastia en finale offre à l'OM sa 8e Coupe de France.

En Coupe des Champions, la musique est différente. Difficile voire impossible de résister au grand Ajax d'Amsterdam, roi européen incontesté de cette époque, ni la saison suivante à la Juventus de Turin.
om legende (1968-71 )
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# Posté le vendredi 07 octobre 2005 13:37
Modifié le mercredi 06 juin 2007 10:44

legende de l'om 3, le grand anderson

eureusement la saison 1934/35, malgré une médiocre 9è place en championnat, va ramener la Coupe sur le Vieux-Port (victoire 3-0 contre Rennes) avec Raymond Durand déjà vainqueur en 1927. Après une bien pâle saison 1935/36 (6e en division 1, éliminé en 1/8 de Coupe) c'est la consécration avec la victoire en 1936/37. Ce fut le championnat le plus disputé de l'avant-guerre. L'OM qui n'occupait que la 8e place le 24 octobre apparut en tête le 1er mars pour ne plus être dépassé. À égalité de points (38) avec Sochaux, c'est le goal-average (nombre de buts marqués divisé par le nombre de buts encaissés) qui départagea les deux formations (1,769 contre 1,333).
Le renouvellement de l'équipe (seuls 3 joueurs de la finale 35 sont toujours présents) a réussi et il en précède un tout aussi important : l'abandon du stade de l'Huveaune pour le Vélodrome, tout fraîchement construit pour la Coupe du Monde 1938.
Les championnats 1937/38 et 1938/39 voient l'OM finir à chaque fois seconds et à chaque fois à 2 points des premiers (Sochaux puis Sète). La Coupe, quant à elle, continue de sourire à Marseille. Elle est de nouveau sur la Canebière en 1938 après la victoire sur Metz (2-1 après prolongations). L'Olympique de Marseille devient seul détenteur du record avec ce 5e succès.



La guerre va, bien entendu, bouleverser aussi le football et de 1939/40 à 1942/43 les notions de divisions sont abolies pour faire place à des championnats par Zone. Second la première année (dans un groupe de 5 équipes), l'OM gagnera l'édition suivante (9 clubs), puis finira 5e sur 9 et enfin 3e sur 16. En Coupe, défaite en finale 1940 après avoir mené 1-0 contre le RC Paris et malgré de vigoureuses protestations sur des hors-jeu présumés pour les 2 buts parisiens. Le vétéran de l'équipe marseillaise, le Hongrois Eisenhoffer, a 40 ans ! Il a disputé les Jeux Olympiques en ce même lieu en 1924 !
A l'occasion de la finale de 1943 contre Bordeaux, les dirigeants Olympiens déposent réclamation pour non-qualification en Coupe du girondin Nemeur. Le 17 mai, la commission donne Marseille gagnant, alors que la finale s'était terminée sur un score de parité (2-2). Coup de théâtre, le Colonel Pascot, en charge du sport français, décide qu'un match se gagne sur le terrain et fait rejouer la finale. L'OM l'emporte 4-0. Le même Colonel va décider de supprimer le professionnalisme de clubs et de créer des équipes dites " Fédérales " qui seront en quelque sorte des sélections avec les meilleurs joueurs d'une région. Pour équilibrer le tout, il affecte d'office quelques bons éléments aux équipes réputées plus faibles ! Voilà pour la théorie, dans les faits, " Marseille-Provence " c'est l'OM 42/43 plus 3 ou 4 " nouveaux ". Cette formule de championnat à 16 " sélections " aura beaucoup de mal à se terminer sur la victoire de Lens-Artois et n'aura pas de suite. En 1944/45, nouvelle réorganisation avec 2 groupes nationaux, Marseille termine 4e sur 12 dans le groupe Sud.


Enfin, la saison suivante, les divisions 1 et 2 sont rétablies. Les blancs finissent aux 9e et 6e places, avant de décrocher le titre en 47/48 grâce à une série finale de 9 matches sans défaite. Après avoir rejoint Lille à la première place le 11 avril, l'OM termine avec 1 point d'avance et 4 vétérans du titre 1937: Aznar, Bastien, Dard et Zatelli. Troisième la saison suivante, débute alors une très longue période sans beaucoup de relief. Même la Coupe n'aime plus les Phocéens. La preuve, après une finale perdue 1-2 contre Nice en 54, les Marseillais ne joueront, jusqu'en 1968, qu'un seul quart de finale (en 1962). La meilleure performance en championnat se limitera à une 5e place en 56. Pour la première fois, en fin de saison 58/59, c'est la relégation.

Le purgatoire durera 3 saisons avant de faire l'ascenseur la saison suivante. Le retour au sein de l'élite intervient en fin de saison 1965/66. Entre temps il y eut les débuts européens. Bien modestes à vrai dire. Engagés en Coupe des Villes de Foires (qui sera transformée en Coupe de l'UEFA des années plus tard), les Marseillais battent le 26 septembre 1962 l'Union Saint Gilloise (1-0, but de Sansonetti), club de la banlieue de Bruxelles. Le retour est moins heureux, défaite 2-4 et élimination.
legende de l'om 3, le grand anderson
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# Posté le vendredi 07 octobre 2005 13:30

legende de l'om 2

1919-1934
'année suivante voit la création de la Fédération Française de Football qui devient l'organisme unique du ballon rond puis est crée la Ligue du Sud Est. Celle-ci va mettre sur pied un championnat très relevé qui sera largement dominé par le FC de Sète (champion de 1921 à 1926 inclus) avant que l'OM n'enlève son premier titre en 1929.
Entre temps c'est le premier trophée national avec la victoire (3-2 contre le rival sétois) en finale de la Coupe de France 1924. Suivie de deux autres succès (1926 et 1927), de 3 Championnats du Sud Est (1929 à 1931) et du titre de Champion de France en battant le Club Français (Paris) par 3 à 2 en 1929. Une pléiade d'internationaux joue alors sous le maillot blanc : Alcazar, Allé, Crut, Dewaquez, Durand, Durbec, Gallay et Jean Boyer. Ce dernier a été, en 1923, le premier marseillais à évoluer en équipe nationale.

1932 est une date importante. C'est la création du professionnalisme et l'OM s'engage dans cette nouvelle aventure qui débute le 11 septembre par une victoire 2-1 à Lille grâce à un doublé d'Alcazar. Ce premier championnat était divisé en 2 poules de 10 équipes. Les Olympiens termineront seconds à 5 points de Lille, premier champion de l'ère professionnelle. Les 7 premiers de chaque groupe vont former la division 1 de la saison 1933/34 où l'OM va incroyablement laisser échapper ce qui aurait pu être son premier doublé.


Tout d'abord la finale de la Coupe l'oppose à nouveau au FC Sète qui va gagner 2-1 dans des conditions houleuses. Il y a tellement de monde que les barrières des tribunes ont cédé et le public se trouve même sur les bords du terrain. L'ambiance est électrique. L'OM est diminué, Kohut est mal remis d'un claquage et Zermani (qui ouvre le score en étant hors-jeu) se blesse en fin de mi-temps. Sète va prendre l'avantage en marquant deux fois avant qu'Alcazar n'égalise à la 78è. Mais Zermani, le passeur, était en position irrégulière. Cette fois le but est refusé mais Alcazar, Di Lorto et Zermani protestent tellement qu'ils seront, après délibération de la commission de discipline de la ligue, suspendus 15 jours.

La déception passée, le championnat va venir, croit-on, panser les plaies. Il reste 1 seul match à jouer pour Sète et 3 pour l'OM, en tête avec 1 point d'avance. Privé de Zermani blessé et d'Alcazar (retenu dans l'équipe de France qui joue à Amsterdam contre les Pays-Bas) le premier match en retard est perdu chez le Cercle Athlétique de Paris, alors dernier ! Encore une défaite pour la dernière journée régulière à Lille avec Alcazar (gracié) mais sans Zermani ni Di Lorto (l'OM joue d'ailleurs avec le 3e gardien, le second étant blessé) alors que, chez lui, Sète en battant Antibes prend la tête. Tout se joue donc à Marseille lors du dernier match en retard contre l'Excelsior. Roubaix s'impose 4-2. Les rêves de titre s'envolent et pour couronner le tout la part de recette de l'OM sera volée dans la nuit !
legende de l'om 2
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# Posté le vendredi 07 octobre 2005 13:07

legende de l'om

1899-1918

Comme dans de nombreux autres endroits c'est grâce à la mer que le football est arrivé à Marseille. Si le port du Havre, très proche de l'Angleterre, a été la première porte d'entrée du football " moderne ", les nombreux anglais (marins, ouvriers, ingénieurs et autres) qui débarquaient au Vieux Port ont réussi à propager ce " nouveau " sport. Au début ils organisaient des matches entre eux, le plus souvent de football rugby. Car en ce temps là il existait " deux " football. Celui cité ci-dessus, qui est l'ancêtre du rugby actuel, et l'autre dit football association qui aura plus de mal à démarrer puisqu'il faut attendre 1895 pour trouver la trace de la première rencontre de ballon rond. Parmi les sociétés existantes, le Sporting Club de Marseille (fils du " Fol Club ") est celui qui va être le déclencheur en ajoutant une section " association ". La disparition du SCM en 1897 (il reviendra un an plus tard) va donner l'idée à d'autres mordus de créer de nouvelles équipes et parmi elles le Football Club de Marseille. Celui-ci commença en jouant au rugby, puis vint au football (fusion avec l'Epée, club d'escrime !) et fin 1899 va s'effacer devant l'Olympique de Marseille dont les statuts sont définitivement adoptés quelques mois plus tard. Premier engagement et premier titre : champion du Littoral pour la saison 1899/1900.
Devant le développement du football en France, un championnat " national " va être organisé. Il met aux prises les différents champions régionaux mais sur un seul match éliminatoire. Et l'OM y participe pour la première fois à la fin de la saison 1902/1903. Il atteindra la 1/2 finale qu'il ne…jouera pas. Une histoire de joueur non qualifié aux tours précédents l'en privera. L'OM sera abonné à cette 1/2 finale (1904,1905,1907,1908) sans jamais arriver à la gagner. Il lui faudra attendre 10 ans pour revenir au sommet. En effet, de 1909 à 1914 un nouveau venu, le Stade Helvétique, va à chaque fois devancer les " blancs " sur le plan régional et même devenir 3 fois Champion de France.
La guerre 14-18 va suspendre presque toute activité sportive. La paix revenue, de nombreuses compétitions concurrentes sont organisées au plan national. L'une d'elles, la Coupe Nationale de l'USFSA (l'un des grands organismes sportifs de l'époque) va permettre à l'OM de jouer sa première finale (perdue 1-4 contre le Havre Athlétic Club). Cette même année 1918 est lancée une toute nouvelle épreuve qui va faire de l'OM son plus illustre représentant : la Coupe de France. Pour la petite histoire, le premier match verra l'OM battre l'Herculis de Monaco par 7 à 0.
legende de l'om
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# Posté le vendredi 07 octobre 2005 12:45